Article rédigé par Anna
Co-fondatrice et secrétaire générale de OUAT
Paris – Lausanne, ou l’art de voyager entre deux mondes
Il y a des trajets qui ne sont pas de simples déplacements, mais des parenthèses enchantées. Celui de mars dernier en faisait partie : un Paris-Lausanne en TGV Lyria, officiellement un voyage professionnel. Officieusement ? Une odyssée miniature, une traversée des saisons et des émotions, le tout depuis la fenêtre d’un train.
Je m’étais installée avec mon ordinateur, prête à plonger dans mes dossiers. Mais comment résister à ce spectacle qui défilait sous mes yeux ? Le train, lui, avait décidé de me faire voyager bien au-delà des attentes. À peine avions-nous quitté la gare de Lyon que le printemps parisien nous enveloppait de sa lumière dorée. Les champs, déjà verts, semblaient danser sous le soleil timide de mars. J’ai arrêté de taper sur mon clavier d’ordinateur. La première émotion était là : cette douceur printanière, presque tendresse, qui annonçait le renouveau.
Puis, lentement, le paysage a changé et soudain, l’hiver! Les collines ont cédé la place aux montagnes, Majestueuses, couvertes de neige étincelante, elles se dressaient devant nous comme un décor de carte postale; les sapins défilaient devant moi sans retenue. J’étais une gamine, le nez collé à la vitre, à me demander comment il était possible de passer du vert éclatant au blanc immaculé en à peine quelques heures. Le train filait, et avec lui, mes pensées : Combien de fois ai-je pris l’avion sans rien voir, sans rien sentir, sans cette transition magique qui vous rappelle à quel point la Terre est diverse et belle ?
Et puis, aussi brutalement qu’il était apparu, l’hiver a laissé place à nouveau au printemps. Les lacs suisses, d’un bleu profond, reflétaient un ciel dégagé, et les premiers bourgeons pointaient le bout de leur nez. J’ai souri, amusée par ce jeu de cache-cache des saisons. Le TGV Lyria, lui, semblait me dire : « Regarde, Anna, regarde comme le monde peut être généreux. »
Lausanne, ou l’art de savourer l’imprévu
Mes rendez-vous professionnels terminés, j’avais deux heures devant moi avant le retour. Deux heures, c’est court. Deux heures, c’est une éternité quand on est à Lausanne par un après-midi de mars. J’ai enfilé ma doudoune, le vent était froid, mais le soleil, lui, tapait dur, et j’ai pris la direction du lac Léman. La descente à pied depuis la gare était une invitation à la lenteur. Peu de monde, juste le clapotis de l’eau, le bruissement des feuilles, et cette lumière qui caressait les vagues.
Je me suis assise sur un banc, face à l’horizon. Le lac était un miroir géant, captant le bleu du ciel et les reflets des montagnes au loin. J’ai fermé les yeux et j’ai respiré. Pas de musique, pas de notifications, juste le vent qui me rappelait que j’étais vivante, là, à cet instant précis. J’ai pensé à tous ces voyages où l’on court, où l’on coche des cases, où l’on oublie de kiffer, simplement. Là, j’ai kiffé. J’ai kiffé le silence, le froid piquant sur mes joues, la sensation de liberté, la gratitude pour mon travail qui me laisse vivre ces moments de joie.
Et puis, il y a eu ce moment où j’ai réalisé : ce voyage, c’était bien plus qu’un déplacement pro. C’était une leçon de lenteur, une célébration de la beauté éphémère, une preuve que l’aventure n’a pas besoin de durer des semaines pour marquer à jamais..
Je me suis assise sur un banc, face à l’horizon. Le lac était un miroir géant, captant le bleu du ciel et les reflets des montagnes au loin. J’ai fermé les yeux et j’ai respiré. Pas de musique, pas de notifications, juste le vent qui me rappelait que j’étais vivante, là, à cet instant précis. J’ai pensé à tous ces voyages où l’on court, où l’on coche des cases, où l’on oublie de kiffer, simplement. Là, j’ai kiffé. J’ai kiffé le silence, le froid piquant sur mes joues, la sensation de liberté, la gratitude pour mon travail qui me laisse vivre ces moments de joie.
Et puis, il y a eu ce moment où j’ai réalisé : ce voyage, c’était bien plus qu’un déplacement pro. C’était une leçon de lenteur, une célébration de la beauté éphémère, une preuve que l’aventure n’a pas besoin de durer des semaines pour marquer à jamais..
Gare de Lausanne Crédits Photo : Anna Burzio
Château de Lausanne Crédits Photo : Anna Burzio
Au bord du Lac Léman. Crédits Photo : Anna Burzio
Pourquoi prendre le train ?
Parce qu’il nous offre le luxe du temps. Le temps de regarder, de rêver, de nous surprendre. Parce qu’il nous rappelle que le voyage commence dès qu’on monte à bord, et pas seulement à l’arrivée. Parce qu’entre Paris et Lausanne, on ne traverse pas seulement des kilomètres, on traverse des paysages, des saisons, des émotions.
Alors, la prochaine fois que vous hésitez entre l’avion et le train, souvenez-vous de cette traversée des saisons en mars. Souvenez-vous de cette gamine émerveillée, le nez collé à la vitre. Prenez le temps. Laissez-vous porter. Et surtout… rappelez-vous de regarder par la fenêtre.
Alors, la prochaine fois que vous hésitez entre l’avion et le train, souvenez-vous de cette traversée des saisons en mars. Souvenez-vous de cette gamine émerveillée, le nez collé à la vitre. Prenez le temps. Laissez-vous porter. Et surtout… rappelez-vous de regarder par la fenêtre.
Quelques infos sur le voyage
📌 TGV Lyria Paris Gare de Lyon – Lausanne 11h54-15h39, 3h45 de trajet
🛒 Billet acheté sur SNCF Connect / TGV Lyria
🛒 Billet acheté sur SNCF Connect / TGV Lyria
Note : les photos et vidéos prises dans le train, entre les reflets des vitres et mon talent limité de vidéaste, ne rendent pas justice aux paysages que j’ai contemplés. Je laisse donc la place à votre imagination (ou à vos souvenirs)…
Se laisser porter… Crédits Photo : Anna Burzio

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